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La France a retrouvé une grande diversité brassicole, sans devenir pour autant une puissance exportatrice comparable à ses voisins. Derrière ce paradoxe se trouvent des entreprises de tailles très différentes, le poids de la distribution et une question de rentabilité. Pour une brasserie, vendre davantage à l’étranger et renforcer son ancrage local peuvent répondre à deux objectifs distincts.
Un déficit de 751 millions d’euros, même avec le sans-alcool
Les données détaillées des Douanes permettent de distinguer la bière des sous-produits du brassage. En additionnant les trois catégories de bière de malt et celle des bières non alcooliques, les exportations françaises passent de 331,2 millions d’euros en 2024 à 300,6 millions en 2025, tandis que les importations reculent de 1,080 à 1,052 milliard. Le déficit se creuse légèrement : 748,5 millions, puis 751,2 millions d’euros.[1]

Les valeurs monétaires ne racontent toutefois qu’une partie de l’histoire. Entre ces deux années, les volumes exportés diminuent de 4,34 à 3,90 millions d’hectolitres, soit −10,1 %. Les volumes importés augmentent de 8,75 à 9,14 millions, soit +4,5 %. La France importe donc davantage de litres malgré une facture totale un peu plus faible.[1]

Ce décalage peut venir de changements de prix, de conditionnements ou de composition des achats. Il ne suffit pas à démontrer une baisse du prix de chaque référence. De même, le déficit commercial ne mesure ni la qualité des bières françaises ni la rentabilité de chaque brasserie : il décrit la différence entre deux flux de marchandises.
Vingt ans de commerce extérieur et un déficit qui se creuse
Sur une période longue, la dépendance aux achats étrangers apparaît plus nettement. La série Eurostat des bières de malt alcoolisées, suivie avec le même code douanier 2203 de 2005 à 2025, montre des importations passant de 370,1 millions à 1,023 milliard d’euros. Les exportations progressent aussi, de 154,5 à 273,2 millions, mais beaucoup moins en valeur absolue. Le déficit passe de 215,6 à 750,2 millions d’euros.[12]

Les importations atteignent leur maximum de la période en 2023, à 1,098 milliard d’euros, puis diminuent deux années de suite. À l’export, le point haut remonte à 2017, avec 357,9 millions. Le recul récent des achats n’a donc pas refermé l’écart.
Lecture du graphique : il s’agit d’euros courants, sans correction de l’inflation. La série exclut les bières classées comme non alcooliques et les drêches. Elle n’a donc pas exactement le périmètre du bilan Douanes 2024–2025 présenté plus haut, qui inclut le sans-alcool ; les deux sources peuvent également avoir des calendriers de révision différents.
Un commerce largement européen
Les fournisseurs étrangers ne sont pas tous à l’autre bout du monde. En 2025, 96,7 % de la valeur des importations de bière provient d’Europe, dont 92,1 % de l’Union européenne. À l’inverse, l’Europe reçoit 79,4 % des exportations françaises, dont 62,1 % dans l’Union européenne.[1]
La concurrence se joue donc d’abord dans un espace proche, où la circulation des produits, les infrastructures industrielles et les réseaux commerciaux comptent beaucoup. Une bière belge vendue dans le nord de la France peut parcourir moins de kilomètres qu’une bière française acheminée d’une extrémité du pays à l’autre. La proximité se mesure depuis le lieu de brassage jusqu’au client, pas à la nationalité de l’étiquette.
Les statistiques douanières suivent le passage d’une frontière. Une marque française fabriquée à l’étranger ne constitue pas automatiquement une exportation française ; une bière brassée en France par une entreprise appartenant à un groupe étranger peut en constituer une. Il faut donc distinguer lieu de fabrication, identité de marque et propriété de l’entreprise.
Les flux de bière entre la France et ses voisins
Agrandir la carte des flux européens présentée en tête d’article.
En 2025, la Belgique et les Pays-Bas constituent les deux principaux partenaires européens à l’importation de bière alcoolisée, avec respectivement 609,6 et 213,3 millions d’euros. À l’exportation, les premiers débouchés européens sont l’Espagne (40,8 millions d’euros), l’Italie (33,9 millions) et l’Allemagne (27,3 millions). La carte distingue les deux sens d’échange et représente les huit principaux flux de chaque côté.
Source et périmètre : Eurostat COMEXT DS-045409, année 2025, produit 2203, sans-alcool exclu. Le partenaire à l’importation correspond au pays d’expédition dans l’Union européenne, pas nécessairement au pays de brassage. Les flèches représentent des échanges statistiques, pas des itinéraires logistiques.
Qui fait entrer les bières étrangères en France
Les grandes marques internationales disposent de filiales commerciales, tandis que des importateurs spécialisés construisent des gammes pour les cafés, les cavistes et les grandes surfaces. Derrière une bière achetée à l’étranger se trouvent ainsi plusieurs métiers : approvisionnement, formalités d’accise, stockage, référencement et livraison.
Les données de commerce extérieur utilisées ici sont ventilées par produit et par pays, pas par entreprise. Le tableau identifie des acteurs importants de l’offre importée et leurs portefeuilles documentés, sans leur attribuer un rang ou une part des importations nationales.
| Société ou groupe présent en France | Bières ou marques identifiées | Rôle et exemple vérifié |
|---|---|---|
| AB InBev France | Leffe, Hoegaarden, Tripel Karmeliet, Kwak, Corona Extra, Bud | Filiale commerciale d’un groupe international. Ces références figurent dans son portefeuille français officiel.[13] |
| HEINEKEN France | Lagunitas IPA, Mort Subite Lambic Kriek | Le groupe combine production en France et offre importée. Ses fiches françaises indiquent que ces deux références sont brassées en Belgique.[14] |
| Brasseries Kronenbourg, groupe Carlsberg | Brooklyn Bodega Run Smooth IPA | Le groupe distribue aussi des bières fabriquées à l’étranger : le communiqué sur Bodega Run précise un brassage en Suède. L’ancienne filiale House of Beer a été intégrée à Brasseries Kronenbourg en septembre 2023.[15] |
| Duvel Moortgat France | Duvel, La Chouffe, Vedett, Liefmans | Présence commerciale française d’un groupe de brasseries de spécialité, notamment belges. Le groupe compte la France parmi ses principaux marchés.[16] |
| IBB, International Beers and Beverages | Paulaner, San Miguel, Lindemans, Peroni, Pilsner Urquell, Asahi, BrewDog | Importateur et distributeur français. Son catalogue associe marques internationales et brasseries françaises, avec une distribution en CHR, chez les cavistes et en GMS.[17] |
| Difcom | Paix Dieu, Bon Secours, Bush, Cuvée des Trolls, Rince Cochon | Importateur et distributeur de bières de spécialité. Ces marques figurent dans son catalogue officiel, qui comprend aussi des produits français.[18] |
| Neodif | Athletic Brewing, Brussels Beer Project, Orval, Budweiser Budvar | Importateur et distributeur spécialisé. L’entreprise décrit une prise en charge de la logistique et des contraintes douanières et fiscales ; son catalogue inclut ces brasseries étrangères.[19] |
Ce sont des exemples de portefeuilles, pas une liste d’exclusivités : une marque peut apparaître chez plusieurs grossistes. Un catalogue mélange également des références importées et produites en France. Pour attribuer un trajet à une bouteille, il faut vérifier sa référence, son conditionnement et son lieu de brassage.
La marque ne dit pas toujours où la bière est brassée
Lagunitas IPA illustre ce décalage : son identité est californienne, mais la fiche HEINEKEN France indique un brassage belge. Brooklyn Bodega Run, dont la recette a été créée à New York, est brassée en Suède selon le communiqué de Brasseries Kronenbourg. Ces deux exemples ne correspondent donc pas à des bouteilles systématiquement acheminées depuis les États-Unis.
La situation inverse existe aussi : un groupe étranger fabrique sur le territoire français. HEINEKEN France déclare produire la majeure partie de ses marques dans ses brasseries françaises ; Brasseries Kronenbourg met en avant la certification Origine France Garantie de Kronenbourg et 1664, avec une exception indiquée pour Kronenbourg 1947.[14][15] La propriété du groupe ne permet pas de classer toutes ses ventes parmi les importations.
Enfin, France Boissons, C10 ou les grossistes régionaux peuvent livrer au même établissement des bières françaises et étrangères. Leur rôle dans la distribution ne signifie pas qu’ils sont l’importateur initial de chaque référence. C10 présente ainsi une offre nationale, régionale et de marques propres.[20] Pour une petite brasserie, cette organisation montre l’importance du référencement et du service logistique : une bière étrangère arrive souvent avec un dispositif commercial déjà structuré.
Beaucoup de brasseries, peu de moyens dédiés à l’export
Dans son bilan publié le 3 février 2026, Brasseurs de France estime le tissu national à environ 2 500 brasseries, composé à 96 % de TPE et PME. L’organisation relève également 209 fermetures et 213 ouvertures en 2025, à partir du recensement du Projet Amertume.[2]
Une petite entreprise peut très bien fabriquer une excellente bière tout en consacrant l’essentiel de ses moyens à sa région. À l’export, la production doit s’accompagner de prospection, de documents commerciaux traduits, d’un partenaire de distribution et d’un suivi des commandes. Ces tâches prennent du temps avant de produire du chiffre d’affaires.
Le nombre d’établissements renseigne sur la diversité de la filière. Pour comprendre sa capacité à exporter, il faudrait aussi regarder les volumes disponibles, les équipes commerciales, les moyens de conditionnement et la trésorerie. Le sujet dépasse donc la seule envie de vendre à l’étranger.
Saint-Omer et Jenlain, deux orientations commerciales
La Brasserie Saint-Omer annonce sur son site que 60 % de ses produits sont exportés dans 71 pays. Son offre comprend notamment la fabrication pour des marques de distributeurs, avec des recettes et conditionnements adaptés. Attention au périmètre : les chiffres présentés concernent un ensemble comprenant aussi des panachés et boissons sans alcool, et ne représentent pas la part de toute la bière française exportée.[3]
À une autre échelle, la Brasserie Duyck — Jenlain indiquait dans son communiqué d’avril 2024 une production de 85 000 hl par an, avec une répartition de sa distribution de 74 % en grandes surfaces, 25 % en cafés, hôtels et restaurants et 1 % à l’export. Ce repère daté montre qu’une brasserie établie peut conserver une activité essentiellement française.[4]
Ces exemples illustrent deux stratégies, sans établir un classement de performance. Dans le premier cas, l’offre et l’organisation servent des clients internationaux ; dans le second, le marché domestique occupe une place dominante. Le bon choix dépend des débouchés accessibles et de ce qu’ils rapportent réellement.
Pourquoi une commande à l’étranger peut coûter cher
Trouver un distributeur et rester visible
Une bière n’arrive pas dans un bar ou chez un caviste uniquement parce qu’elle a obtenu une médaille. Un importateur doit pouvoir la positionner dans sa gamme, expliquer son prix et convaincre ses clients de la commander à nouveau.
Le guide Où exporter agro 2025 de Business France présente les marchés européens comme accessibles, mais très concurrentiels. Il recommande une offre différenciée ; pour les marchés plus lointains, il insiste sur la valeur ajoutée et la capacité à assurer les volumes.[5]
Pour une brasserie française, « fabriquée en France » peut ouvrir la conversation. Il reste à montrer ce que le consommateur achète : une bière de garde, une recette gastronomique, un ingrédient régional ou un savoir-faire identifiable. Cette présentation doit tenir dans la langue du marché visé, sur une fiche produit et devant une étagère.
Transporter de l’eau, du verre et parfois des fûts vides
Le poids expédié dépasse celui de la bière. Il comprend le contenant, les cartons et, selon l’organisation, une part des palettes. Les petits envois, les emballages spécifiques et les retours de fûts doivent entrer dans le calcul commercial.
Il faut également préserver le produit pendant le stockage et l’acheminement. Les travaux de la Brewers Association sur la fraîcheur rappellent le rôle de l’oxygène et des conditions de conservation ; l’American Homebrewers Association explique notamment que la chaleur accélère les réactions d’oxydation.[6] Pour une bière dont l’intérêt repose sur des arômes houblonnés frais, le délai jusqu’au verre est donc un élément du service vendu.
Financer et organiser la commande
Une commande plus importante immobilise des ingrédients, des emballages et du produit fini. Si le paiement arrive après la livraison, la brasserie finance cet intervalle. Une hausse du chiffre d’affaires peut ainsi demander plus de trésorerie avant de dégager un bénéfice.
Dans l’Union européenne, la libre circulation ne supprime pas les formalités propres à l’alcool. Pour les échanges entre professionnels de produits dont les droits d’accise ont déjà été acquittés, les Douanes prévoient notamment un document administratif électronique simplifié, le DAES, dans GAMMA2. Le régime en suspension de droits suit une autre procédure.[7] L’expéditeur doit clarifier avec son partenaire qui prend en charge les démarches, les taxes applicables et les obligations d’étiquetage.
Le local, un argument qui peut rapporter à la brasserie
La vente de proximité mérite une stratégie aussi précise que l’export. Son intérêt ne se résume pas au mot « local » posé sur une bouteille : il se construit avec un circuit de livraison, un produit et une relation commerciale.
Réduire les distances et mieux organiser les tournées
Livrer plusieurs clients proches sur une même tournée permet de travailler les kilomètres par litre vendu. La brasserie peut regrouper les commandes, remplir davantage son véhicule et profiter du retour pour reprendre des contenants.
L’ADEME recommande notamment d’optimiser le fret et de choisir des modes de transport adaptés.[8] La distance reste une variable importante, mais un camion chargé et une succession de livraisons en petits véhicules ne donnent pas le même résultat. Un argument solide serait : « Brassée à 30 km, livrée lors de notre tournée hebdomadaire », lorsque cette organisation est réelle et vérifiable.
Vendre une fraîcheur et un service accessibles
Un commerce proche peut recevoir des quantités adaptées à sa rotation, échanger avec le brasseur sur le stockage et signaler rapidement un problème. Pour la brasserie, cette proximité facilite les retours sur les goûts, les formats et le rythme de vente.
La vente directe offre aussi la possibilité de conserver une plus grande part du prix de vente. Elle a cependant ses propres coûts : accueil, personnel, local, encaissement et temps commercial. Il faut comparer la marge après ces dépenses, plutôt que le seul prix payé à la caisse.
Faire revenir les clients et les contenants
Une boutique, une taproom ou une visite de production donne une occasion de découvrir l’équipe et de revenir. Les restaurateurs, les cavistes et les acteurs du tourisme peuvent devenir des relais durables. Pour approfondir cette dimension, notre dossier sur la communication des brasseries indépendantes aborde le lien entre visibilité, visite et achat.
La proximité facilite également l’organisation du réemploi. Dans ses études présentées le 30 juin 2023, l’ADEME indique que les emballages en verre réemployables deviennent préférables au verre à usage unique dès trois à quatre cycles, pour des distances allant jusqu’à 600 km dans les scénarios étudiés.[9] Le taux de retour, le lavage et l’organisation logistique restent déterminants.
La Brasserie Meteor offre un exemple concret d’ancrage dans les approvisionnements : elle déclare utiliser du malt d’orge 100 % français, provenant en majorité de moins de 30 km, et des houblons aromatiques à 90 % alsaciens. Elle utilise aussi du houblon américain pour certaines recettes.[10] Une origine locale peut donc se préciser ingrédient par ingrédient, sans faire croire que tout vient du même rayon géographique. Notre dossier sur le houblon français détaille ces choix.
Une bière qui parcourt 10 000 kilomètres, qu’est-ce que cela représente ?
Prenons un exemple calculé, qui ne décrit le trajet d’aucune marque : une bouteille de 33 cl, pour une masse expédiée de 600 g, comprenant la bière, le verre et une quote-part d’emballage. Cette masse est une hypothèse commune aux trois scénarios.
Les facteurs du ministère britannique de l’Énergie pour 2026 donnent 97,49 g de CO₂e par tonne-kilomètre pour un camion articulé non réfrigéré à chargement moyen, et 19,77 g pour un porte-conteneurs moyen, en additionnant fonctionnement et amont des carburants.[11] Le facteur routier est un repère britannique, pas une mesure d’une tournée française.
| Trajet supposé | Émissions de transport par bouteille de 33 cl | Pour 1 000 bouteilles |
|---|---|---|
| 100 km en camion | 5,8 g de CO₂e | 5,8 kg de CO₂e |
| 1 000 km en camion | 58,5 g de CO₂e | 58,5 kg de CO₂e |
| 10 000 km en bateau + 500 km en camion | 147,9 g de CO₂e | 147,9 kg de CO₂e |

Le calcul suit la formule masse en tonnes × distance × facteur d’émission. Pour le troisième trajet : 0,0006 × (10 000 × 0,01977 + 500 × 0,09749) = 0,1479 kg de CO₂e par bouteille.
Le bateau émet moins par tonne-kilomètre que le camion retenu dans cet exemple. Une distance dix fois supérieure ne donne donc pas automatiquement dix fois plus d’émissions lorsqu’on change de mode. À trajet et véhicule comparables, réduire la distance diminue bien la part du transport.
Ces résultats ne sont pas l’empreinte totale de la bière. Ils excluent notamment culture des ingrédients, brassage, fabrication de la bouteille, réfrigération, opérations portuaires et déplacement de l’acheteur. Pour établir un argument environnemental complet, il faut intégrer ces postes. Une longue course en voiture pour acheter quelques bouteilles peut aussi réduire l’intérêt d’un circuit court.
Exporter sans fragiliser son activité locale
Le déficit national ne constitue pas une obligation individuelle d’exporter. Pour une petite ou moyenne brasserie, une démarche progressive permet de vérifier si un marché supplémentaire améliore réellement son activité.
Choisir un marché et un circuit précis. Un pays voisin, un distributeur spécialisé ou quelques établissements cohérents avec la gamme valent un premier test plus lisible qu’une prospection dispersée.
Calculer la marge complète. Retirer du prix facturé les coûts de fabrication, conditionnement, transport à sa charge, commissions, promotion et incidents prévisibles. Tester aussi l’effet d’une commande plus petite ou d’une hausse du fret.
Fixer les conditions de conservation et de paiement. Préciser les délais, la durée de vie restante à réception, les responsabilités logistiques et le besoin de trésorerie.
Suivre le réassort. Une première palette prouve qu’un acheteur a accepté un essai. Les commandes suivantes permettent de juger si la bière trouve durablement son public.
Garder des débouchés diversifiés. Le local, le commerce national et l’export peuvent se compléter, à condition de surveiller la dépendance à un seul client et la charge de travail de chaque canal.
Pour une brasserie, l’objectif est de vendre sa bière dans de bonnes conditions, de la livrer telle qu’elle a été conçue et d’être payée avec une marge suffisante. Le local peut apporter cette solidité ; un export bien préparé peut la prolonger. La distance devient alors un choix commercial à justifier, plutôt qu’un signe de réussite en soi.
Sources et méthode · Données consultées le 1er octobre 2026.
Douanes : bilan 2024–2025 avec et sans alcool, hors drêches. Eurostat : historique 2005–2025 et flux européens de bière alcoolisée uniquement. Valeurs en euros courants, importations CAF et exportations FAB ; données susceptibles de révision. Le graphique de transport est une simulation, pas une analyse du cycle de vie.
Voir les références et les détails du calcul
Données consultées le 1er octobre 2026. Les deux graphiques de comparaison récente portent sur les années complètes 2024 et 2025, dans le même instantané des Douanes, diffusé avec les résultats de juillet 2026. Somme des codes NC8 22030001, 22030009, 22030010 et 22029100 ; exclusion du code 23033000, consacré aux drêches et déchets. La rubrique agrégée CPF 1105 comprend ce dernier : elle ne doit pas être reprise telle quelle pour mesurer la seule boisson. Valeurs brutes : importations CAF, exportations FAB ; séries détaillées non corrigées des déclarations tardives ou non répondantes et des données sous le seuil. Les valeurs peuvent être révisées. Un hectolitre vaut 100 litres.
La série longue 2005–2025 provient séparément d’Eurostat COMEXT, DS-045409, France, partenaire Monde, fréquence annuelle, produit 2203, flux importations et exportations, indicateur valeur en euros. Instantané mis à jour le 15 septembre 2026, téléchargé le 1er octobre. Elle couvre les bières de malt alcoolisées, en euros courants, et conserve toutes les années ; elle exclut le sans-alcool classé ailleurs. Les définitions statistiques européennes et les révisions peuvent différer de celles des publications nationales. Les variations et soldes sont calculés à partir des valeurs non arrondies.
Douanes françaises, bières en bouteilles, autres contenants jusqu’à 10 litres, contenants de plus de 10 litres, bières non alcooliques ; tables de correspondance. Agrégation et variations calculées pour cet article.
Brasseurs de France, bilan du marché 2025, 3 février 2026.
Brasserie Saint-Omer, présentation officielle et données d’export, page consultée le 1er octobre 2026.
Brasserie Duyck, communiqué sur la bouteille réemployable et chiffres de distribution, avril 2024.
Business France, Où exporter agro 2025, fiche « Bières », page 38. Conseils d’export ; son bilan chiffré porte sur 2023 et n’est pas mélangé aux graphiques 2024–2025.
Brewers Association, ressources sur la fraîcheur et le conditionnement ; American Homebrewers Association, oxydation et température de conservation, 2019.
Douanes françaises, échanges en droits acquittés avec un professionnel de l’Union européenne et échanges en suspension de droits, procédures consultées le 1er octobre 2026.
ADEME, organisation du fret et de la logistique, consultation du 1er octobre 2026.
ADEME, études sur la réduction, le réemploi et le recyclage des emballages, 30 juin 2023.
Brasserie Meteor, origine des matières premières, consultation du 1er octobre 2026.
Department for Energy Security and Net Zero, facteurs de conversion 2026, publication du 11 juin 2026 ; classeur « Full set », onglets « Freighting goods » et « WTT- delivery vehs & freight ». Camion : 0,07926 + 0,01823 ; bateau : 0,01612 + 0,00365 kg CO₂e/t.km. Masse, distances et résultats : simulation réalisée pour cet article.
Eurostat, série COMEXT DS-045409 et méthode des statistiques détaillées du commerce extérieur. Extraction du 1er octobre 2026.
AB InBev France, portefeuille français officiel, consultation du 1er octobre 2026.
HEINEKEN France, Lagunitas IPA, Mort Subite et production et distribution en France, consultation du 1er octobre 2026.
Brasseries Kronenbourg, communiqué Brooklyn Bodega Run, 2025, intégration de House of Beer en 2023 et Origine France Garantie.
Duvel Moortgat, portefeuille et résultats 2025 et implantation française, consultation du 1er octobre 2026.
IBB, catalogue officiel des marques et circuits de distribution, consultation du 1er octobre 2026.
Difcom, présentation de l’importateur et catalogue officiel, consultation de la version indexée le 1er octobre 2026.
Neodif, catalogue des marques et organisation de l’import et de la livraison, consultation du 1er octobre 2026.
C10, offre de distribution nationale, consultation du 1er octobre 2026.



