Bière : les exportations hors UE reculent de 11 % en 2025

Les exportations de bière alcoolisée de l’Union européenne vers les pays hors UE ont reculé de 11 % en 2025, à 3,2 milliards de litres. Publiées par Eurostat le 7 août 2026, ces données donnent un repère aux brasseries françaises qui évaluent leurs débouchés commerciaux. Elles ne mesurent toutefois ni leurs ventes ni leur rentabilité.

Un recul des volumes exportés hors Union européenne

Sur le même périmètre extra-UE, les importations de bière contenant de l’alcool atteignent 0,5 milliard de litres en 2025, en hausse de 6 % par rapport à 2024. Il s’agit de flux physiques : une variation en litres ne renseigne pas directement sur le chiffre d’affaires, les prix ou les marges.

Pour un projet export, la baisse européenne constitue donc un élément de contexte, pas une prévision de ventes. La publication ne détaille pas les destinations responsables du recul. Une brasserie visant un pays particulier doit encore vérifier la demande auprès de ses distributeurs ou prospects avant de dimensionner ses volumes.

Cinq pays exportateurs, sur un périmètre différent

Eurostat présente également des volumes nationaux réunissant les échanges entre États membres et les expéditions hors UE. Ce classement ne doit être ni additionné ni assimilé au total extra-UE présenté plus haut.

Exportations nationales de bière alcoolisée en 2025 — échanges intra-UE et extra-UE réunis
Pays Milliards de litres
Belgique 1,5
Pays-Bas 1,4
Allemagne 1,3
Tchéquie 0,6
Irlande 0,6

Source : Eurostat, publication du 7 août 2026. Valeurs arrondies publiées ; elles ne permettent pas de départager la Tchéquie et l’Irlande.

La France, premier importateur parmi les pays de l’UE

La France a importé 0,9 milliard de litres de bière contenant de l’alcool en 2025 selon Eurostat. Ce volume situe le poids des importations, sans décrire leur composition : la publication ne distingue pas les bières artisanales, industrielles ou de spécialité.

Il serait donc excessif d’y voir automatiquement un marché à conquérir pour une brasserie française, ou une hausse de la concurrence sur son propre segment. Le chiffre national doit être rapproché des références effectivement vendues dans les circuits que l’entreprise cible.

Trois vérifications pour éclairer une décision commerciale

Analyse Pinteo. Ces statistiques peuvent orienter les questions à poser, mais ne remplacent pas les données propres à chaque brasserie.

  • Qualifier un débouché export : demander au partenaire local ses ventes récentes, les références recherchées et les conditions de réassort. Un total européen ne décrit pas la demande d’un distributeur.
  • Comparer des offres comparables : observer les produits importés dans les circuits visés, leurs formats, leurs prix et leur disponibilité. Le volume national ne suffit pas à définir un positionnement.
  • Chiffrer l’économie du projet : établir les coûts de production, de transport et de distribution à partir des devis et conditions commerciales réels, avant d’engager un brassin dédié.

La limite commune est simple : cette source unique décrit les échanges en volume, pas la consommation française, les performances des brasseries artisanales ni les causes des évolutions. Elle sert à cadrer une veille commerciale, sans justifier à elle seule une décision d’investissement.

Source

Eurostat — Extra-EU exports of beer down 11% in 2025, 7 août 2026. Données 2025 ; jeu statistique cité : DS-045409.

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